*Bienvenue on K-onflikt" Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère "

*Bienvenue on K-onflikt" Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère "
Ô joie, une fiction.
Non, ceci est une histoire, détrompez-vous. Loin de moi l'idée de ré-écrire une fiction introduisant des stars, lâche de toutes ces histoires sans queues ni têtes, qui se ressemblent de plus en plus.
Non, cette histoire là sera sortie de mon imagination. Je n'ai pas envie de lui donner un "genre" précis - pourquoi en effet, vouloir toujours tout classer ? - mais il est clair qu'il faut vous préparez à de l'homosexualité. Si pour vous, il s'agit de quelque chose qui vous choque, qui vous gêne ou que vous méprisez, fermez cette page, vous n'avez qu'a y gagner.

Je ne "rend" pas les commentaires, j'y réponds - nuance.
Je ne cherche pas à avoir un maximum de lecteurs, j'aimerai que ma fiction soit lue par des gens capables de me laisser des avis constructifs, intéressants.


Je vous préviendrez avec joie, il est toujours agréable, de savoir que certains lecteurs souhaitent être prévenus.
Pour plus de facilité en revanche, c'est votre adresse e-mail, que je vous demanderez.
Si vous n'en avez pas, dites le moi, et on s'arrangera.

Sur ce, bonne lecture
Lucile
(L)

# Posté le mardi 17 février 2009 15:00

Modifié le samedi 21 février 2009 13:40

*Tome I - Chapitre I « Si cet homme est le Diable, alors je souhaite aller en Enfer »



Une sonnerie de portable retentit et, brusquement, l'eau s'arrêta de couler. Un jeune homme nu et dégoulinant se mit à courir dans l'appartement à la recherche dudit téléphone. A la quatrième sonnerie, il le trouva.

« Oui ?
- Tu en as mis du temps avant de répondre ? Tu faisais quoi ?
__J'ai une super nouvelle, écoute ... je nous ai peut être trouvé un travail.
- Un travail ? Sérieusement ?
- Bien sûr, sérieusement ! Bon, notre rendez vous est cet après midi, soit prêt à quatorze heures. Compris ? »


Mais comme d'habitude, elle ne lui laissa pas le temps de répondre. Le jeune homme sourit, face au caractère déterminé de son amie - Sonia, et reposa le téléphone à sa place. Il mit un certain temps à se rendre compte que sa voisine profitait pleinement de la vue qu'il lui offrait, et ses joues s'empourprèrent dès qu'il s'en aperçut.

*

A quatorze heures, trois petits coups secs frappèrent et, souriant, le jeune homme sortit. Les rues étaient froides, de petits flocons tombaient sur les cheveux blonds de son amie, et ses joues avaient pris une couleur rose.

Tout en marchant, le jeune patientait. Il connaissait son amie mieux que personne, et à en juger par sa petite mine renfrognée, elle avait une question à lui poser.
C'est d'une voix timide et fluette qu'elle l'a lui posa.




« Tu étais avec une fille, tout à l'heure ?
- Pourquoi cette théorie ?
- Tu as décroché à la quatrième sonnerie ... C'est à peu près le temps qu'il faut pour sortir d'un lit ...
- C'est aussi le temps qu'il faut pour sortir d'une douche.
- Oh ... »


Elle n'était pas satisfaite, et il en rit.

*

A quatorze heures trente, ils finirent par arriver devant un immense immeuble, recouvert de baies vitrées, et y entrèrent. On les conduisit devant une grande porte noire, sur laquelle était écrit « Dia Despeche », un nom à coucher dehors, se dit-il.
Déterminée comme jamais, Sonia frappa à la porte.

« Entrez ... »

Une voix aux tonalités graves, pleine de charme, mielleuse, douce et à la fois dure ... comment l'expliquer ? Aucun mots, sans doute, ne le pourraient , mais les deux adultes se regardèrent - ils étaient tombés sous son charme.
Obéissant à cette voix d'Alpha, ils entrèrent. La pièce était très éclairée - grâce à la grande baie vitrée qui servait de mur - et très finement décorée. En effet, de beaux tableaux d'artistes Italiens étaient accrochés aux murs, et sur les étagères, des sculptures finement taillées venant des quatre coins du monde.Au sol, des plantes rafraichissaient l'atmosphère.
Ce fut le toussotement agacé de Sonia, suivit d'un coup de coude douloureux qui fit reprendre ses esprits à Paul. En effet, perdu dans sa contemplation, il en avait oublié les bonnes manières.

« Bonjour » Dit-il en posant son regard sur l'homme debout derrière son bureau.
Mais à peine avait-il fait ça, qu'il comprit qu'il était perdu.
Si cet homme avait été le Diable, il aurait voulut aller en enfer.

*Tome I - Chapitre I  « Si cet homme est le Diable, alors je souhaite aller en Enfer »

# Posté le mardi 17 février 2009 16:24

Modifié le lundi 23 février 2009 13:26

*Tome I - Chapitre II : « Alors, comment dois-je te voir ? »

*Tome I - Chapitre II : « Alors, comment dois-je te voir ? »

________________* Point de vue de Paul



« J'imagine que vous êtes Paul »

Je ne répondis pas, d'abord parce qu'il ne s'agissait pas d'une question, mais surtout parce que j'étais trop occupé à l'observer – l'admirer est sans doute plus correct - . Je m'assis aux côtés de Sonia, elle s'occuperait de l'entretient pour moi, et essayais de contrôler mon regard, - afin de ne pas paraître impoli ou de le gêner - mais ne réussit pas. Peut être parce que je ne voulais pas.

Ainsi pendant plus d'une heure j'eus le loisir d'inspecter chaque parcelle de son visage, faisant mine de regarder les statuettes entreposées derrière lui, chaque fois que je croisais son regard. Sa peau était très légèrement bronzée, et semblait très douce ... Bien que son regard fût dur, ses yeux d'un bleu pâle, n'exprimaient aucune émotion. La joie, la colère, la peur ou la tristesse ... non ... rien. Ce qui d'ailleurs, me perturba beaucoup.

Ses cheveux étaient noirs, ainsi que ses sourcils. Il avait un nez fin et droit et ses lèvres étaient pulpeuses ... magnifiques. Ce mec m'avait complètement charmé ... D'un autre côté, c'était idiot. Jamais, non, jamais je n'ai été attiré par les hommes ...

*

Nous descendîmes les longs escaliers en silence, toujours éclairés par toutes les baies vitrées. Sonia ne disait rien, ce qui me surprit. Mais à peine eut-on passé les grandes portes pour sortir, elle se mit à gesticuler en riant. Elle finit par tourner son visage vers, avec une expression d'enfant satisfait qui lui allait si bien, et je compris que nous avions eu cet emploi.

Mais soudain, je me rendis compte que j'ignorais toujours de quel emploi il s'agissait ...

« Alors ... heureuse ?
- Heureuse ? Non !! Non arrête !! Ce mot est ... pitoyable ... Non non là c'est ... L'extase !! Haha !! Tu te rends compte !! Paul Paul Paul !! »


Elle s'était mise à danser autour de moi, infatigable. Je pris son bras et la forçais à me regarder.

« Rappelle-moi ... en quoi consiste cet emploi déjà ?
- Tu n'as rien suivit hein ?
- Bien sûr que si !
- C'est ça ... Il te plaît ?
- Quoi ?! Dia ? Mais où vas-tu chercher ça ?!
- Oh non rien ... Bon, et bien prépare tes bagages, vu que nous partons demain. Je viendrais te chercher.
- Un voyage ? Mais où ?!
- Je croyais que tu avais suivis ! »


Je l'aurai bien interrogé, mais elle s'était évanouie dans la foule. Qu'elle saloperie ! Qu'elle garce ! Ah, désormais, elle me tenait. Elle ne me lâcherait qu'une fois que j'aurais avoué avoir ... flashé sur Dia ...

*

Mes valises étaient prêtes. J'avais emporté la quasi-totalité de ma garde robe, ignorant où nous allons, afin d'être prêt à affronter tout type de température.
Sonia ne m'ayant pas donné d'heure, j'avais fais en sorte d'être prêt à huit heure. Hors voilà plus de deux heures que je tournais en rond dans mon appartement, avec pour seule distraction mon MP3, l'eau et l'électricité étant coupé.

*

A 10h30, on frappa à ma porte, mais je n'entendis pas. C'est une main se posant sur mon épaule qui me fit reprendre conscience. Je coupais la musique et me retournais, m'attendant à voir Sonia.

Qu'elle ne fut pas ma surprise, lorsque je vis Dia.

« Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur.
- Non ... non ce n'est rien
- Tu dois être un peu surpris de me voir. Sonia n'a pas pu venir te chercher, c'est donc moi qui suis venu, mais comme tu ne répondais pas et que la porte était ouverte, je me suis permis d'enter.
- Ce n'est pas grave... »


J'étais émerveillé par l'intensité de son regard. On n'a pas le droit d'être aussi beau ...

« Bon ... où sont tes affaires ? »
Je me sentis tout à coup gêné ... J'avais emporté une multitude d'affaires, qui prenaient beaucoup de place, et Dia regardait d'un ½il étrange toutes mes valises entassées devant la porte. Je me mis à rire, ce qui l'intriguât.
« Je ... J'ai beaucoup d'affaires hein ?
- Pourquoi ris-tu ?
- Oh ... pour rien. On les descend ? »


Il acquiesça et en prit deux, sans efforts, puis disparut dans les escaliers. A mon tour je tentais la Diable et saisis deux anse, mais impossible des les soulever ... Je réessayais, en vain. Énervé, je soufflais bruyamment et lançais un coup de pied dans une des deux valises, dans l'espoir qu'elle vole au loin, ce qu'elle ne fit pas. Non, elle se contenta de tomber, ce qui m'énerva encore plus. J'entendis un petit rire dans mon dos, et surpris, je me retournai pour le découvrir appuyé contre la porte, qui me regardait d'un air amusé.

« On est colérique à ce que je vois.
- Oh, ça va hein ! »


Je passais devant lui, et il effleura mon avant bras. A son contact, ma peau frémit. J'aurais voulus le regarder, mais je lui aurais sauté dessus, alors je préférais continuer mon chemin.
Arrivé dans la rue, je me rendis compte que j'ignorais complètement qu'elle genre de voitures Dia pouvait posséder. Un 4x4 ou un coupé sport ? Il n'y avait pas beaucoup de choix dans la rue, mais quand il me rejoignit, il se dirigea vers une magnifique Maserati GT grise, intérieur cuir rouge ... Le genre de voiture que Jamais les gens normaux ne pourront s'acheter ... Tout fier, il se tourna vers moi, et fit les « présentations ».

« Paul, je te présente Lady Grey !
- Haha je rêve ! Elle a un nom ?!
- Rho ... »


Il riait de bon c½ur avec moi, se qui me soulagea. Avec lui, je ne savais jamais vraiment comment il allait interpréter et prendre mes paroles ... Il aurait pu se vexer, mais non, il riait.
Nous montâmes donc dans la voiture, j'avais cependant peur de lui abimer, mais d'après lui « elle ne risque rien ». Mouais ...

A nouveau, je tentais d'en savoir plus sur notre destination, espérant qu'il réagirait mieux que Sonia la veille ...

« Où va-t-on déjà ?
- A Phoenix, en Arizona ... tu aimes la chaleur j'espère ?
Et vlan, deux valises inutiles ...
- Vous parlez anglais ?
- Oui, mais pas très bien, c'est pour ça que j'aurai besoin de votre aide, à toi et a Sonia.
Visiblement, Sonia lui avait parlé de nos facilités à parler les langues étrangères ...
- Au fait Paul ... Tu me vouvoie ?
- ... Cela me semble ... approprié non ?
- Je sais que je suis ton supérieur ... mais je ne veux pas que tu me voies comme ton patron ... Tutoie moi, je préférerais. »


Il ne voulait pas que je le voie comme son patron ... Mais comment devais-je le voir alors ?
Il devrait surveiller ses mots ...

*

Lorsque nous arrivâmes à l'aéroport, tout était très calme, et je ne tardais pas à apercevoir une petite silhouette qui nous tournait le dos.

« Sonia !!! »

Immédiatement, elle se retourna, cherchant qui était assez idiot pour crier ainsi dans un aéroport ... Je luis sautais dessus, avide de vengeance.

« Toi !! »

Aussitôt elle prit son petit air ironique, sachant pertinemment qu'elle m'énervait.

« Alors ... Dia a visiblement trouvé ton adresse !
- Un empêchement ?
- Disons que j'étais fatiguée ... Ca te va ?
- Non ...
- As-tu une petite idée de l'endroit où nous nous rendons ?
- Je sais où nous allons, il me l'a dit, lui. Pourquoi partons nous en voyage si tôt ? Après tout, c'est notre premier jour non ?
- Oui je sais, mais il cherchait désespérément des traducteurs depuis des mois. Pour ce voyage justement ... On tombe à pique tu vois.
- Traducteurs ?
- Bah hé, on n'a pas fait des études pour rien non plus !
- Mais qui allons nous traduire ?
- T'avais qu'à suivre !! »


Elle me fit un sourire un coin et partit de sa démarche gracieuse, rejoindre Dia.
En la voyant lui faire la bise, je regrettais soudain d'être un homme ... Pourquoi moi, je n'avais pas le droit de lui faire la bise, sans que cela paraisse suspect ?
Nous tendîmes tous trois l'oreille dès que nous entendîmes la voix du micro, annoncer le départ de notre vol.
J'embarquais, un peu énervé, de ne pas avoir à quoi m'attendre.

Traducteur ... Non mais, vous y croyez vous ?




# Posté le samedi 21 février 2009 13:35

Modifié le mardi 03 mars 2009 14:37